vendredi 28 octobre 2016

Critique n°53 : Ikumen After de Kazuma Kodaka

Salut la Compagnie !

Cela faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de manga, et pourtant j'en suis fan. Mais je viens de découvrir un nouveau genre en partenariat avec Taifu Comics et grâce à Livraddict. C'est parti pour Ikumen After de Kazuma Kodaka.

 

Quelques données sur le livre :
Titre : Ikumen After
Auteur : Kazuma Kodaka
Année de parution : 2016 pour la version française
Editions : Taifu Comics
Prix : 8.99 €
Nombre de pages : 200 oages

Le résumé :
« Jeune entrepreneur surmené et père célibataire d’un petit garçon, monsieur Asakura a du mal à gérer sa situation professionnelle et l’éducation de son fils en même temps. C’est alors qu’il rencontre Kentarô, lui aussi dans la même situation familiale. Les deux hommes au caractère et au rang social totalement opposé deviennent alors amis, avant de prendre petit à petit conscience de leurs sentiments réciproques… »
 
  
 
Mon avis : 
             Ce manga raconte l'histoire de deux papas célibataires Asuka et Kentarô, un peu débordés par leur situation. Leurs enfants respectifs les fait se rencontrer et l'entraide va rapidement faire son apparition entre ces deux hommes. Une profonde amitié les lie rapidement puis quelque chose d'autre ! A vous de le découvrir ...
 
                 L'histoire est très belle. Elle est toute choupinou et les dessins ne font que mettre ça en valeur. Harmonieux, le dessin assez simple mais il est parfait pour raconter cette relation très touchante. Je trouve un peu dommageable que ce soit un peu attendu. Je m'attendais à ce que ça arrive un peu lentement.
 
                Les deux adultes sont radicalement différents l'un de l'autre. Asuka est un travailleur acharné, ordonné, introverti et inquiet de ne pas être à la hauteur pour son fils. Kenturô est un réveur, un peu dragueur et extraverti, travaillant dans un restaurant. Mais ils se ressemblent par certains points. Ils sont tous les deux gauches, et ne savent pas toujours gérer cette vie compliquée qui s'est imposée à eux. Cependant leur complicité va leur permettre de naviguer plus paisiblement dans des eaux parfois troubles. Leur enfant sont juste .... adorables. Ils sont tellement mignons qu'on ne peut que fondre devant eux. Ils avancent dans la vie sans se soucier de ce qui les entoure.
 
                Ce manga fait partie du genre Yaoi (relation homme/homme) que je ne connaissais pas du tout. L'homosexualité est traitée tout en douceur et en tendresse. Le livre n'est pas à mettre en toute les mains en particulier les plus jeunes, mais la relation entre les deux adultes est tellement touchante qu'on en oublie que ce sont deux hommes. Le thème présent mais l'auteur n'en fait pas trop, c'est décrit tout en retenue et rien n'est vraiment montré, juste esquissé peut-être afin de préparer le second tome. C'est un sujet sensible et l'auteur l'aborde de la bonne façon. Certains des aprioris tombent, car c'est avant tout le thème de la paternité et de la quête d'amour qui prend le pas dans ce manga.
 
 
                  En conclusion, j'ai dévoré littéralement ce manga et le tome 2 est sur le point d'être lu ! Je le recommande à tout ceux que ce genre ne repousse pas et à tous ceux qui veulent un peu de douceur. Je lui donne un 17/20.
 
 
 

vendredi 7 octobre 2016

Critique n°52 : L'Empire en héritage de Serge Hayat

Salut la Compagnie !
Ce livre (dédicacé par l'auteur svp :) ! ) a été gagné dans le cadre d'un concours Facebook en partenariat avec les éditions Allary et Babelio. Je tenais à tous les remercier (un peu tard peut-être) pour ce livre que j'ai pu découvrir cet été. Une plongée dans cette réécriture de l'histoire de France, mêlant réalité histoire et beaucoup de fiction. Mais ça fonctionne ! Mon avis un peu plus bas ...

Quelques données sur le livre :
Titre : L'Empire en héritage.
Auteur : Serge Hayat
Année de parution : 2015
Editions : Allary
Prix :19,90 €
Nombre de pages : 500 p.

Le résumé : 
Et si François, fils de Napoléon Ier, petit-fils de l’empereur d’Autriche, s’était affranchi de la tutelle de sa famille pour essayer de conquérir le trône de France ?
Dans ce grand roman d’aventures, l’Aiglon entreprend un voyage initiatique imaginaire. Il s’enfuit de sa prison dorée de Vienne et gagne Paris. Malgré sa mère Marie-Louise, son cousin Napoléon III, Talleyrand, Metternich et d’innombrables courtisans et séductrices, l’adolescent se bat pour donner un sens à sa vie.
Avec une écriture très cinématographique, servie par une restitution minutieuse du contexte historique, Serge Hayat invente un destin trépidant au plus célèbre des héritiers, et transforme la quête du père en épopée.

Mon avis :
L'auteur a décidé d'imaginer un autre destin à l'Aiglon, aussi appelé Napoléon II par les initiés. Celui qui a disparu loin du pays de son illustre père, du pays qui l'a vu naître et qui l'avait acclamé à sa naissance pouvait-il avoir un destin ? Exilé en Autriche, qu'aurait-il fait si il avait vécu ? Prisonnier dans ce qui est pour lui une prison aux barreaux d'or et de soie, il aspire à autre chose et veut prendre son destin en main. François, duc de Reichstadt, s'embarque alors dans une aventure depuis Schönbrunn jusqu'à Sainte-Hélène, en passant par Paris. Il traine derrière lui son héritage, celui d'un général ambitieux devenu empereur et qui a marqué l'Europe du début du XIXème siècle. Il sera tour à tour abusé, déçu, enflammé, trahi mais résolu à trouver sa propre voie.

C'est une fiction, mais elle est très bien faite, on ne distingue pas forcément ce qui tient de la grande Histoire et ce qui tient de la petite. Le récit est très bien ancré dans une période que je trouve méconnue. La fin n'est pas forcément celle attendue et donne envie d'une suite. A voir... :)

On y retrouve les grandes figures de l'époque, comme l'empereur d'Autriche François Ier, Louis-Napoléon (futur Napoléon III) et ses bonapartistes révolutionnaires, le comte Montholon et la clique qui entoure le Général à Saint-Hélène, et bien évidemment Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, un personnage fascinant selon moi. Les personnages de fiction de mêlent parfaitement à la mixture et notamment Johann, jeune officier et meilleur ami du duc de Reichstadt mais surtout la douce Catherine. Très forte, pleine de ressources, elle sera un allié de taille dans la quête du jeune François.

Concernant le style de l'auteur, le résumé ne ment pas en nous vendant un récit très imagé. Le roman est immersif et on sent les compétences cinématographiques de l'auteur. L'ensemble est décrit à merveille, aussi bien les costumes, les paysages et les ambiances. On imagine très bien ce qu'une adaptation pourrait donner. 

En conclusion, moi qui suit très friande de romans historiques, j'ai aimé me plonger dans cette histoire. La fin est un peu rapide à mon goût, peut-être du fait que j'ai dévoré ce livre dont l'écriture est très agréable. Je ne serais pas contre une suite :) C'est donc un joli 18/20 pour moi ! 

Enjoy :)

lundi 3 octobre 2016

Critique n°51 : De beaux jours à venir de Megan Kruse

Salut la Compagnie !
Merci à Babelio et les éditions Denoël pour ce partenariat. Cette littérature change un peu de mes lectures précédentes.

Quelques données sur le livre :
Titre : De beaux jours à venir 
Titre VO : Call me Home
Auteur : Megan Kruse
Année de parution : 2016
Editions : Denoël
Prix : 21,90 €
Nombre de pages : 384 p.

Le résumé :
Depuis des années, Amy subit la violence de Gary. Jusqu’au jour où elle reçoit le coup de trop et décide de s’enfuir avec ses deux enfants, Jackson, dix-huit ans, et Lydia, treize ans. Premier arrêt au Starlight, motel crasseux qui va leur servir de refuge. Tous les trois s'endorment sereins et soulagés, mais au petit matin Jackson a disparu. Croyant gagner l’amour d’un père qui le rejette, il est retourné chez eux et a trahi sa mère et sa sœur en révélant à Gary l’adresse du motel. Amy se rend alors à l’évidence : si elle veut assurer sa sécurité et celle de Lydia, elle va devoir abandonner son fils. Cette séparation brise le cœur de la petite fille, très attachée à ce frère doux et différent. Jackson, de son côté, doit désormais se débrouiller seul, tiraillé entre la recherche désespérée de l’amour paternel, sa culpabilité et sa difficulté à gérer son homosexualité naissante.

Mon avis :
Merci à Babelio et les éditions Denoël pour ce partenariat. Cette littérature change un peu de mes lectures précédentes.
Plus dure, plus brutale, elle raconte plusieurs vies, liées par les liens de la famille. Malgré des thèmes très durs, comme la violence conjugal, l'enfance qui n'en est pas une et l'homosexualité, il m'a été très facile de rentrer dans l'histoire.
Les chapitres alternent entre les points de vue et les époques. le rappel du narrateur et de la période nous permets de ne pas nous perdre et d'avancer d'une façon fluide dans le roman. Chaque personnage utilise ses propres mots, sa propre façon de parler. J'ai beaucoup aimé les 3 personnages principaux. Ils sont comme des diamants bruts, ils sont entiers et unique chacun à sa manière. Je m'y suis très vite attachée, et j'ai envie d'en savoir plus sur eux à chaque page. La mère Amy, a enfin le courage de partir afin de protéger sa fille, Lydia âgée alors de 13 ans. Elle cherche à reconstruire une vie dans laquelle l'homme qu'elle a fui était tellement présent. le fils, Jackson, suit sa propre voie. Il se cherche et trébuche sur son chemin de vie.
On ne rit pas toujours pendant la lecture. Cette histoire de vie d'une famille vivant le drame de la maltraitance est racontée telle qu'elle est réellement, sans fioriture. Chacun de ses 3 membres avance différemment, mais le destin de chacun nous importe. On sent la peur transparaître dans chaque récit. La peur d'être retrouvé, de ne pas trouver la bonne voie à suivre, la peur de ne pas réussir, ... . On sent leur sentiment les plus profonds, ceux qu'ils essaient de cacher.
En résumé, j'ai vraiment beaucoup aimé, et c'est un peu triste que j'ai refermé le livre, dont l'écriture juste et fine souligne le récit des ces 3 personnes que la vie n'a pas épargné.
Encore merci aux éditions Denoël et Babelio pour cette belle découverte !
Enjoy :)