lundi 25 avril 2016

Critique Livre n°40 : Lettre à Hervé d'Éric Sagan

             Salut la Compagnie !  

Ce livre a été reçu en partenariat avec Livraddict et l'auteur lui-même. Un petit mot a été ajouté au paquet et je remercie l'auteur de cette petite attention.

Quelques données sur le livre :
Titre : Lettre à Hervé
Auteur : Éric Sagan
Année de parution : 2016
Editions : Autoédité
Prix : 9,90 €
Nombre de pages : 112 p.
 
Le résumé :
Il était une fois un garçon d'une vingtaine d'années. Qui tombe amoureux d'un mec. D'un mec hétéro. Rien de très original. 
Mais ce garçon se met en tête d'écrire une lettre. Dans cette lettre, il va raconter sa vie, son enfance, ses peurs, ses péripéties d'enfant normal, ou presque, péripéties touchantes, souvent drôles, parfois choquantes, toujours humaines. 
Cette lettre il la donne à Hervé. Et il la donnera également plus tard à ses parents, en se rendant compte qu'il n'avait jamais rien écrit de mieux pour expliquer qu'il était différent. Des années passent. Il reçoit alors l'appel d'un inconnu : le psychologue de son père. Il apprend que son père s'était lui aussi servi de cette fameuse lettre, pour parler de son fils sur le divan. Pourquoi ce psy avait-il appelé ? Pour demander l'autorisation de faire lire cette lettre à un autre patient, dont le fils était gay, lui aussi. Pour l'aider à accepter son fils.  
Cette histoire, vraie, et d'’autres événements de la vie, allaient finir par convaincre l'auteur de publier cette lettre, sous forme de fiction, en préservant l'authenticité de l'original.  
Voici donc "Lettre à Hervé". 

Mon avis :
Plus qu'une histoire, c'est ici l'histoire particulière d'un jeune homme qui nous est racontée. On assiste à la construction d'un homme, avec ses choix, ses erreurs, ses espoirs et déboires, ses défauts, ... son parcours tout simplement.
C'est une lettre qui peut être très simple en apparence mais qui nous montre un jeune homme tel qu'il est réellement. Si la raison première de son récit est d'expliquer quelque chose à quelqu'un d'important pour lui, on sent que c'est peut-être aussi une manière pour lui de faire le point.
On voit passer son enfance et son adolescence. Il nous raconte la relation difficile qu'il entretient avec son père et avec ses camarades de classe, filles ou garçons, mais surtout le long chemin qui lui a fallu pour se rendre compte de son homosexualité, ses premiers amours et enfin son amour présent. On apprend presque tout de lui.
C'est une lettre, donc le récit vraiment personnel, un peu maladroit parfois. L'écriture montre une pointe d'humour et d'ironie de temps à autre. La plume se pose simplement et clairement sur le papier, même si la main qui tient le stylo a peut-être eu plus de mal à formuler les mots naissants sous cette plume, tellement ils sont importants pour l'auteur de la lettre.  
On en oublie presque l'enjeu de ce papier par moment. On se concentre plus que sur ce « personnage » en quête d'amour. Cette lettre est très belle. Elle nous montre que nos expériences et désillusions font de nous ce que nous sommes et parfois, simplement se raconter aide à surmonter l'ignorance, mais surtout le manque de compréhension et de communication.
La fin du livre se constitue d'une seconde lettre, qui nous fait passer d'un extrême à l'autre en quelques lignes. Quand nous lisons une note heureuse puis la pire des choses possible sur Terre, on comprend alors cet élan d'amour que constitue la publication de cette lettre.
Si j'ai lu ce livre très (très, très !!) vite, j'ai une incroyable envie de le relire à nouveau ! Je ne peux que recommander cette Lettre à Hervé ! Ce sera un 18,5/20 pour moi !

Chronique Film n°14 : Le Livre de la Jungle de Jon Favreau

          Salut la Compagnie ! 

Un Jeudi pluvieux est un bon prétexte pour se réfugier dans les salles obscurs et quoi de mieux qu'un retour en enfance avec une nouvelle adaptation de la nouvelle de Kipling : Le Livre de la Jungle 

Quelques données sur le film :
Titre : Le Livre de la Jungle
Réalisateur : Jon Favreau
Scénario : Justin Marks
                d'après la nouvelle de Rudyard Kipling
Musique : John Debney
Date de sortie : France : 13 Avril 2016
                          USA : 15 Avril 2016
Durée : 106 min (1h46)
Avec : Neel Sethi et les voix de Ben Kingsley, Bill Murray, Idris Elba, Lupita Nyong'o, Scarlett Johansson,... 

Le synopsis :
Les aventures de Mowgli, un petit homme élevé dans la jungle par une famille de loups. Mais Mowgli n’est plus le bienvenu dans la jungle depuis que le redoutable tigre Shere Khan, qui porte les cicatrices des hommes, promet d’éliminer celui qu’il considère comme une menace. Poussé à abandonner le seul foyer qu’il ait jamais connu, Mowgli se lance dans un voyage captivant, à la découverte de soi, guidé par son mentor la panthère Bagheera et l’ours Baloo. Sur le chemin, Mowgli rencontre des créatures comme Kaa, un pyton à la voix séduisante et au regard hypnotique et le Roi Louie, qui tente de contraindre Mowgli à lui révéler le secret de la fleur rouge et insaisissable : le feu. 

La Bande-annonce :  


Mon avis :
Que dire d'une histoire que beaucoup connaissent, ne serait-ce que par le livre et bien évidemment le dessin animé. N'ayant pas de souvenirs particuliers des deux précédents, j'y suis allée en entonnant juste « Il en faut peu pour être heureux, ...».

Et j'ai vraiment bien aimé ! L'histoire est bien construite et on ne s'ennuie pas un moment. Mowgli rencontre un à un les animaux de la jungle, gentils ou méchants, pour avancer dans sa découverte de la vie et des lois de cette jungle si spéciale. Les différentes scènes s'enchaînent sans heurs, sans pauses ni longueurs. Le film est plus sombre/adulte de ce que je me souviens du dessin animé. On sursaute par moment et on ressent de l'angoisse à d'autres moments.

Mais la véritable prouesse de ce film réside dans les effets visuels et dans le fait que rien n'a été filmé en décors réels. Tout sort d'un plateau en studio et d'ordinateur. Les animaux sont impressionnants de réalisme, sauf la petite lueur humaine dans leurs yeux. Ajoutons à ça un doublage (en VO) extraordinaire et c'est réellement bluffant. Un seul petit point négatif, le jeune garçon est parfois peu convaincant. Il donne l'impression de surjouer par moment. En même temps, il devait jouer sur fond vert et face à des bâtons sensés représenter les animaux avec qui il converse.
Si on est un peu désorienté par la taille des animaux par rapport à Mowgli, le tout est bluffant, on ne voit pas les raccords entre les images de synthèse et le réel. La technologie a été poussée très loin et ça rend tellement bien à l'écran !

La jungle possède plusieurs « climats » : une savane, une forêt tropicale, un amas rocheux, ... Cette « jungle » est donc multiple. Certains animaux parlent et d'autres non. C'est la loi de la jungle( --' je sais je sors).
 
Côté musique, ça m'a fait plaisir de retrouver les airs du dessin animé, même si la VO était un peu dérangeante parfois. :) Ils sont superbement réutilisés et remixés.   

En résumé j'ai vraiment passé un très bon moment. Ne me souvenant plus trop du dessin animé Disney de 1967, je n'ai pu qu'être surprise dans le bon sens. Ce film vaut le coup ne serait-ce que pour la prouesse technique. Je recommande !!

mardi 19 avril 2016

Critique Livre n°39 : Le début des haricots de Fanny Nodet-Gayral

           Salut la Compagnie !  

Ce livre a été reçu en partenariat avec Livraddict et l'auteur elle-même. Je découvre en effet un livre autoédité et je peux dire que je n'ai pas été déçue ! En avant pour Le début des haricots de Fanny Nodet-Gayral ! 
 
 
Quelques données sur le livre :
Titre : Le début des haricots
Auteur : Fanny Nodey-Gayral
Année de parution : 2015
Editions : Livre auto-édité par l'auteur
Prix : 6,99 €
Nombre de pages : 184 p.
 
Le résumé :
Anna, trentenaire au régime alimentaire aléatoire et à la vie sentimentale en dents de scie, exerce brillamment le métier de médecin urgentiste dans un hôpital parisien. Comme chaque année, son père, cardiologue autoritaire et réputé mais phobique de l'avion, envoie sa fille à San Francisco afin de présenter ses derniers travaux dans un congrès prestigieux. Au lendemain d'une garde particulièrement mouvementée, Anna s'envole sans grande conviction vers les États-Unis, par crainte des foudres paternelles plus que par réelle motivation scientifique. Alors lorsqu'elle remarque à l'aéroport le panneau indicatif d'un stage de thérapie sur le thème du courage, elle se dit qu'il est peut-être temps de faire quelque chose...

 

Mon avis :
Encore merci à Livraddict et Fanny Nodet-Gayral d'avoir proposé ce livre dans le cadre des partenariats hebdomadaires de ce super site pour la communauté des lecteurs. J'ai été attirée par plusieurs choses, son titre et le jeu de mots qu'il renferme, mais aussi le résumé et l'écriture « chantante » qu'il nous montre.

Ce roman raconte donc l'histoire d'Anna, trentenaire, médecin urgentiste et célibataire. Comme chaque année, elle supplée son père lors d'un congrès de cardiologie aux États-Unis. Mais cette année n'est pas comme les autres. La dernière garde qu'elle effectue avant de s'envoler vers San Francisco la voit se questionner sur son futur en tant que médecin. Et, quand elle a le choix entre faire ce qu'on attend d'elle et prendre sa vie en main en suivant une psychothérapie de groupe, elle n'hésite pas et s'embarque dans une aventure à laquelle elle-même ne s'attendait pas.

Elle analyse alors sa vie et sent les changements s'opérer en elle. C'est aussi le temps des rencontres, d'une rencontre en particulier :). Certains passages sont un peu prévisibles mais ça ne gâche rien au livre !

J'ai adoré Anna. Cette femme consciencieuse, et pourtant tellement coincée dans sa vie, passe sa vie à davantage s'occuper des autres que d'elle-même. Effacée et lente à la colère, elle est très drôle et attachante.

Dans ce roman elle est entourée par deux groupes de personnes. D'un côté sa famille et de l'autre les autres participants de la thérapie. Parviendra-t-elle à établir un équilibre entre les deux ? Á vous de le découvrir !

J'ai également aimé cet ancrage médical avec les deux visions de la médecine, celle du corps et de l'esprit. N'étant pas familière du cadre médical, je ne peux pas juger de la plausibilité de ce qui y est décrit, mais on sent que l'auteur est familière du milieu. Le tout est fait pour le profane et ça rajoute quelques passages très cocasses (Eh oui, maintenant je connais le nom savant de la morve !). 

Et que dire de l'écriture !! Elle est super. J'adore cette plume si légère et pétillante, pleine de métaphores et de clins d'œil. C'est super facile à lire même si j'ai eu un peu de mal avec la mise en pages au début. Avec le manque de guillemets ou de tirets avant les dialogues, c'est juste un coup de main (ou de cerveau !) à prendre.
 

En résumé, vous l'avez sûrement compris, ce livre est un presque coup de cœur. L'histoire passe du triste au drôle en passant par le touchant. Les personnages sont sympathiques et attachants, et le tout est sur un ton très léger et espiègle ! C'est un 19/20 pour moi. Je recommande !!!

lundi 18 avril 2016

Critique Livre n°38 : Les Fourmis de Bernard Werber

          Salut la Compagnie !
 
Un ami m'a chaudement recommandé ce livre, et vu le nombre de personnes qui l'ont aimé, je ne pouvais que me lancer.
 
Quelques données sur le livre :
Titre : Les Fourmis
Auteur : Bernard Werber
Année de parution originale : 1991
Année de la présente édition : 2001
Editeur : Le Livre de Poche
Prix : 6,60 €
Nombre de pages : 320 p.

Le résumé :
Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices. Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces "infra terrestres", au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspense et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des... fourmis. 

Mon avis :
Avant de commencer cette critique, je tiens à rappeler que c'est ici un avis personnel qui transparait.

Si on devait résumer ce livre, on pourrait commencer par hommes et fourmis. Le récit alterne entre une histoire d'hommes, celle de la famille Wells plus particulièrement, et une histoire de fourmis, celle des cités fédérées de Bel-o-kan.

Le passage de l'un à l'autre de ces deux mondes est parfois troublant. D'un paragraphe à l'autre on change de point de vue et c'est parfois déroutant. Entre les 50 premières pages et les 50 dernières, le récit est un peu creux à mon goût et n'apporte rien, un peu comme si il tournait en rond. Si il est intéressant de découvrir le système sociétale de ces petits êtres, le désintéressement prend bientôt le pas sur la curiosité.
Car si le roman nous vend une « rencontre » avec les fourmis (nos voisines^^ !), cela n'arrive pas de sitôt. En effet, les deux « camps » vont évoluer chacun de leur côté et la rencontre entre les deux univers se fait attendre jusqu'à la fin.  

L'écriture est assez neutre selon moi, dans le sens où l'on aime ou on aime pas. Personnellement, je n'ai pas vraiment accroché à ce récit ni au style de l'auteur.
On sent néanmoins que le sujet passionne l'auteur et qu'il a poussé à fond ses recherches. Un bon point pour lui ! Il nous fait découvrir le monde des fourmis. Leur similarité avec notre société est troublante, et c'est un fait qu'on ne peut ignorer aujourd'hui. Mais on change de point de vue sur les petits êtres qui nous entourent, nous ces monstres gigantesques qui nous empressons d'effacer de la surface de la Terre un petit être tout sensible ! 

En résumé, je considère toujours ce livre comme un must. Si personnellement je n'ai pas spécialement accroché, je n'ai pas pour autant pensé à abandonné le livre avant la fin. Surtout que celle-ci est très intéressante et j'ai très envie de découvrir la suite !
Je lui donne un 13/20, mais à suivre ! La trilogie ne fait que commencer ! :)

Enjoy ! :)

Critique Film n°13 : Robinson Crusoé de Vincent Kesteloot

            Salut la Compagnie !

C'est les vacances pour les petits Parisiens dont je fais partie et avec elle voici un film d'animation très sympa pour les plus jeunes !
 
Quelques données sur le film :
Titre : Robinson Crusoé
Réalisateur : Vincent Kesteloot
Scénario : Ben Stassen
Musique : Ramin Djawadi
Date de sortie : France, 20 Avril 2016
Durée : 90 min (1h30)

Le synopsis :
Mardi, un jeune perroquet, vit sur une île paradisiaque avec d’autres animaux. Il rêve de quitter son île pour découvrir le reste du monde. Après une violente tempête, Mardi et ses amis font la découverte d’une étrange créature sur la plage : Robinson Crusoë. Les animaux de l’île vont devoir apprivoiser ce nouvel arrivant ! C’est pour Mardi l’occasion de vivre une extraordinaire aventure et peut-être de quitter son île !





La bande-annonce :  

 
Mon avis :
J'ai pu voir ce film en tant que chroniqueuse pour le webzine Songe d'une nuit d'été, vous pouvez retrouver ma chronique sur le site ici !
Enjoy ! :)
 

mercredi 13 avril 2016

Critique Livre n°37 : Écrits épars de Gérard Cazalis

          Salut la Compagnie !

Aujourd'hui je viens vous parler d'un recueil de textes que m'a fait découvrir mon partenaire Chiado Editeur. Merci à eux pour cette belle surprise, différente de ce que j'ai pu lire chez eux à présent. Á moi de vous faire découvrir Écrits épars de Gérard Cazalis. 

Le résumé :
Que peuvent bien avoir en commun une Héloïse insoumis, un Erwan qui hume le grand large, une femme qui se baigne mystérieusement nue dans le froid, un condamné à mort, une patronne de restaurant asiatique qui n'a pas osé dire "je vous aime" tente ans plus tôt, un gamin qui engueule le bon Dieu, un travesti trahi par sa glace, un escalier qui rêve, une ville aux premiers jours d'automne, des chiens qui pissent, un cheval, un vélo et, par-dessus tout, la blanquette de veau ?

 Rien, si ce n'est la fantaisie des mots pour dire la gravité des jours, le tourment d'aimer et l'encombrant voisinage de la mort.

Mon avis :
Quand on lit le résumé, on sent que vont se côtoyer des éléments très différents. On n'imagine pas alors que ce sont 43 textes, 43 histoires que l'on va parcourir. Après un bref mot de l'auteur appelé " Alerte ! ", qui nous explique sa démarche, nous voici lancé dans un livre surprenant, car si elles présentent des faits distincts, elles entourent un même thème commun : L'amour.

L'avantage de ce livre c'est que, si l'on aime pas l'un des textes, il nous suffit de passer au suivant pour ré-accrocher.

On ne peut pas parler d'un personnage sans parler de chacun de ceux qui peuplent ces pages en même temps. On peut peut-être citer un personnage récurrent dans les histoires : la blanquette de veau !

L'univers résolument contemporain de toutes ces petites histoires présente donc l'amour dans toutes ses formes. On aime de toutes les façons, et comme le dit l'auteur, on aime mal aussi, ou on est mal aimé. Tel un problème récurent, il se décline en autant de facettes qu'il y a d'histoires.

Comme chaque histoire est unique, il en est de même pour l'écriture. Malgré l'avertissement de l'auteur dans les premières pages, on est tenté de croire que par moment ce n'est pas la même plume qui se cache derrière. Poésie, aphorisme, substitution de mot, histoire courte, .... se croisent dans ce livre. On est (agréablement ! ) surpris par la profusion de styles. Mais comme je le disais, quand l'un nous déplait, on passe au suivant.

C'est un livre que j'ai lu en moins d'une heure. Les textes, très courts, permettent un découpage pour les pique-assiettes. Les pages se tournent très vite. On peut être tenté de jouer avec ce livre. De passer un texte pour y revenir après, de lire les textes en commençant de la fin, d'en prendre un au hasard.

En résumé, j'ai vraiment beaucoup aimé. J'ai été surprise à chaque page. Il récolte un 17,5/20. :)
 
Titre : Écrits épars
Auteur : Gérard Cazalis
Année de parution : 2016
Éditions : Chiado Éditeur
Prix : 13 €
Nombre de pages : 152 p.
 

mardi 12 avril 2016

Critique Film n°12 : Brooklyn de John Crowley

            Salut la Compagnie !
Ayant profité d'une après-midi entre amies, je suis allée voir ce film qui m'intriguait depuis un moment déjà. C'est au tour du film Brooklyn de John Crowley.

Quelques données sur le film :
Titre : Brooklyn
Réalisateur : John Crowley
Scénario : Nick Hornby
                d'après le roman de Colm Tóibín
Musique : Michael Brook
Date de sortie : France, 6 Novembre 2015
                         Royaume-Uni : 30 Oct 2015
Durée : 125 min (2h05)
Avec : Saoirse Ronan, Domhnall Gleeson, Emory Cohen, ... 

Le synopsis :
Dans les années 50, attirée par la promesse d'un avenir meilleur, la jeune Eilis Lacey quitte son Irlande natale et sa famille pour tenter sa chance de l'autre côté de l'Atlantique. À New York, sa rencontre avec un jeune homme lui fait vite oublier le mal du pays... Mais lorsque son passé vient troubler son nouveau bonheur, Eilis se retrouve écartelée entre deux pays... et entre deux hommes.

 

La Bande-annonce :   


Mon avis :
Ce film nous raconte donc l'histoire l'Eilis, qui fait un grand voyage dans l'espoir d'un futur meilleur. Elle passe par toutes les étapes de l'immigration : s'adapter à une nouvelle vie dans une ville si différente de ce qu'elle a connu jusque là. Elle doit trouver ses marques au sein de la pension de jeunes filles dans laquelle elle vit, ainsi que dans son nouveau travail. Elle trouve bientôt ses marques et également ... l'amour ! Elle vit le rêve américain à fond. Mais quand le deuil la rattrape, le chemin vers la maison peut apporter son lot de surprises. :)

Eilis est une jeune fille timide, douce et sensible, parfaitement interprétée par une Saoirse Ronan au top. Elle s'est lancée dans une grande aventure comme beaucoup d'autres avant et après elle. Pour y faire face, elle est pleine de ressources. Le jeune italien qu'elle rencontre, Tony Fiorello est plus extraverti et un vrai charmeur. Sa sincérité est très touchante, bien que la performance d'Emory Cohen ne m'ai pas convaincue. Son pendant irlandais, Jim Farell, plutôt pas mal à regarder, est incarné à la perfection par un Domhnall Gleeson que l'on voit partout ces temps-ci.

Les années 50 sont très bien reconstituées. Ça sent bon le vintage ! C'est un véritable voyage dans le temps qui pose la question : Quelle est la place d'une femme dans ce contexte socio-économique en Irlande et à New-York dans les années d'après guerre ?

Après, question réalisation, on peut noter quelques maladresses dans les cadrages. Le visuel n'a rien de très extraordinaire. Le film est un peu pénalisé par la lenteur de sa mise en route et par certaines scènes. Mais la musique rattrape le film ! La bande originale est très belle et pleine d'émotion en tout genre !

En résumé, même si ce n'est pas le film du siècle, la belle interprétation de l'ensemble du cast vaut à elle seule de regarder ce film. C'est très sympa à regarder entre amies. Alors n'hésitez pas !

mercredi 6 avril 2016

Chronique Film n°11 : Truth : Le Prix de la Vérité de James Vanderbilt

           Salut la Compagnie !

Alors que ce film rencontre un plutôt grand succès depuis sa première présentation au festival de Toronto, il débarque maintenant en France. En avant pour Truth : Le Prix de la Vérité, réalisé par James Vanderbilt.
Quelques données sur le film :
Titre : Truth : Le Prix de la Vérité
Réalisateur : James Vanderbilt
Scénario : James Vanderbilt
Compositeur : Brian Tyler
Date de sortie : France, 6 Avril 2016
                         USA : 30 Oct 2015
Durée : 125 min (2h05)
Avec : Cate Blanchett, Robert Redford, Dennis Quaid… 










Le synopsis :
L'histoire de Mary Mapes, journaliste primée de CBS et productrice de Dan Rather, l'un des plus célèbres journalistes et présentateurs de l'histoire de la télévision américaine, qui a dévoilé -entre autres scoops- le scandale de la prison d'Abou Ghraib.
La Bande-Annonce :


Mon avis :
Cette chronique a été réalisée en tant que chroniqueuse pour le Webzine Songe d'une nuit d'été.
           Vous retrouverez donc la chronique sur cette page ==> ici



dimanche 3 avril 2016

Critique Livre n°36 : La Maison dans laquelle de Mariam Petrosyan

           Salut la Compagnie !

Je souhaite avant tout remercier Babelio et les éditions Monsieur Toussaint Louverture pour m'avoir permis de lire ce roman époustouflant : La Maison dans laquelle de Mariam Petrosyan.  

Le résumé :
Dans la Maison, vous allez perdre vos repères, votre nom et votre vie d'avant. Dans la Maison, vous vous ferez des amis, vous vous ferez des ennemis. Dans la Maison, vous mènerez des combats, vous perdrez des guerres. Dans la Maison, vous connaîtrez l'amour, vous connaîtrez la peur, vous découvrirez des endroits dont vous ne soupçonniez pas l'existence, et même quand vous serez seul, ça ne sera jamais vraiment le cas. Dans la Maison, aucun mur ne peut vous arrêter, le temps ne s'écoule pas toujours comme il le devrait, et la Loi y est impitoyable. Dans la Maison, vous atteindrez vos dix-huit ans transformé à jamais et effrayé à l'idée de devoir la quitter. 

Mon avis :
Ce roman raconte non pas une histoire mais plusieurs histoires dans une grande, celles d'enfants dans une Maison. Et pas n'importe quelle maison ! Cette maison est un internat pour enfants soufrant d'un handicap, ils s'y côtoient alors des enfants et surtout des adolescents un peu abimés, dérangés, mais surtout en construction. Aucun n'a de nom, mais plutôt un surnom, par rapport à sa personnalité ou son physique, ou encore à sa propre histoire. On croise Sphinx, Bossu, L'Aveugle, Lord, Noiraud, ou encore Roux et le Macédonien. Dans ce lieu les jeunes sont divisés en plusieurs chambres, plusieurs groupes, chacun avec son nom et ses particularités : les Rats, les Chiens, les Faisans, les Oiseaux et le quatrième groupe.

Le livre se concentre sur ce dernier en particulier. Celui-ci n'a pas de nom. On l'explore avec l'arrivée d'un nouveau membre, Fumeur, après son transfert. On observe son parcours et celui de ses nouveaux camarades. Peurs, rivalités, joies, peines, violences, on nous raconte tout. On les voit se construire en vue de l'âge adulte.

On trouve aussi quelques incursions d'une autre histoire, celle de Sauterelle, ayant vécu dans la Maison quelques années auparavant.

C'est impressionnant de voir comment ils se sont enfermés dans leur Maison. Les enfants vivent en vase-clos, c'est « leur » Maison, comme si les adultes n'avaient pas leur mot à dire en ce lieu. Ils se sont créer leur foyer, un qu'ils ne veulent pas quitter. Un lieu magique et plein de possibilités, qu'ils se sont complètement appropriés.

Le récit va dans tout les sens en fonction de qui l'auteur dépeint. On est parfois perdu. Mais on s'accroche, on adhère totalement aux personnages. On se laisse balader d'une pièce à l'autre de cet univers.

L'écriture est sympa, agréable à lire. Et il le faut bien vu le pavé, peu pratique à trainer dans les transports en communs ! Ses 960 pages ne sont pas forcément un problème malgré quelques longueurs et redites vers les pages 550 à 650. On rattrape le train très vite et on veut connaître la suite à chaque page. Tantôt à la première personne, tantôt à la troisième, le style d'écriture change beaucoup entre deux chapitres, la typologie aussi.
 
En résumé, ce livre se laisse lire très facilement et révolutionne les romans portant sur l'adolescence. On fait plus que s'attacher à ces joyeux (ou pas ?) lurons. On vibre et espère pour eux à chaque page. Même si je n'ai pas tout compris et des longueurs au milieu, j'ai définitivement aimé ce livre.  C'est une belle découverte ! Il mérite largement son 16/20. :)
 
Titre : La Maison dans laquelle
Titre original : Dom, v kotorom...
Auteur : Mariam Petrosyan
Année de parution originale : 2009
            pour la traduction française : Mars 2016
Editions : Monsieur Toussaint Louverture
Prix : 24,50 €
Nombre de pages : 960 p.
 

samedi 2 avril 2016

Critique Livre n°35 : Au matin d'Olivier Sauret

         Salut la Compagnie !

Après un roman historique, un roman sous la forme d'un conte philosophique. Merci aux éditions Chiado Editeur pour ce partenariat. C'est parti pour Au matin d'Olivier Sauret. 

Le résumé :
« Si mes années m'étaient données à revivre, crois-moi que je les revivrais différemment. Je ferais moins attention à certaines futilités, je rirais davantage, je serais plus généreux avec mes proches, je m'investirais davantage avec certaines personnes, et dirais à certaines autres que je les ai aimé beaucoup plus qu'elles ne le savent. Avec le temps, on trouve de la beauté en toutes choses. » 

Au matin, est un conte philosophique moderne sur le parcours d'un homme comme les autres soumis au quotidien de la société qui illustre le choix que nous avons tous de décider de notre existence en empruntant pour toujours un autre chemin. Olivier Sauret est né à Paris en 1982. Écrivain depuis l'âge de 17 ans, il pose un regard lucide sur l'évolution de notre société, sur le degré d'acceptation de notre environnement et sur la complexité des relations humaines qui nous lient tous.

Mon avis :
Victor, jeune homme parmi tant d'autres dans la 30aine, se réveille un matin et décide pour une fois de ne pas aller au travail. Cette décision l'amène à faire un point sur sa vie et il cherche à voir certaines choses autrement. Sur son chemin, il rencontre des personnes de tout âge, un enfant, une jeune mère, un ami d'enfance du même âge que lui et un homme mystérieux. Cette journée sera décisive dans sa vie.

Victor se sent pris au piège dans sa vie. Il est content mais sans pour autant être comblé. Il ne se satisfait plus de ce qu'il a et cherche ce qui ne vas pas dans sa vie, ce qui lui manque. Les personnes qu'il rencontre tout au long de son cheminement ont tous une perle de sagesse à lui apporter.

Clairement philosophique, cet essai fait la part belle au dialogue. Le message passe par la conversation avec les sages que le destin a posé sur le chemin de Victor dans sa quête de la vérité. Mais les longues tirades m'ont un peu perdue par moment. Les rares descriptions sont des pensées du personnage principal. Je n'ai pas trop vu en quoi c'était un conte, sauf peut-être avec la fin et son côté un peu surnaturel.

L'écriture peut paraître un peu tarabiscotée par moment. Les paragraphes sont longs, ce il faut le lire que très concentré ! Mais malgré tout, c'est léger et ça nous emmène dans un grand questionnement sur nous même, même si je n'ai pas vraiment adhérer au message philosophique.

Je reste donc sur un sentiment mitigé. Les 82 pages du livre sont passées très vite mais elles ne m'ont pas tellement emportée. J'adore la construction du récit cependant !

C'est pourquoi je le conseille à tous les petits curieux et chercheurs de vie. Il obtient donc un 14/20.
 
Titre : Au matin
Auteur : Olivier Sauret
Parution : Février 2016
Editions : Chiado Editeur
Prix : 10€
Nombre de pages : 82 p.