mardi 15 août 2017

Critique Livre n°63 : Nymphéas Noirs de Michel Bussi

Salut la Compagnie ! 

En cette période estivale, on cherche quel livre emporter dans sa valise. Ne cherchez plus ! Un Michel Bussi est toujours un bon choix. Penchons nous ensemble sur ce spécimen avec ses différents prix littéraires et estampillé Best Seller : Nymphéas Noirs.

Quelques données sur le livre :
Titre : Nymphéas Noirs
Auteur : Michel Bussi
Année de parution originale : 2010
Editions : Pocket
Prix : 7€80
Nombre de pages :  504 p.

Le résumé :
Le jour paraît sur Giverny. Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes. Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l'une, les yeux couleur nymphéa, rêve d'amour et d'évasion ; l'autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cour d'un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé...


Mon avis :
Une première impression ... la surprise ! En effet, j'ai été surprise à bien des titres. 

Surprise car j'ai beaucoup aimé ce livre. Michel Bussi m'a fait redécouvrir un genre (le policier) que j'avais laissé de côté depuis un petit moment maintenant et qui ne m'attirait pas vraiment. Et ce deuxième livre (après Maman a tord), n'est pas une déception loin de là !
Surprise, par cette fin aussi inattendue que touchante. On n'a pas envie de refermer le livre alors que l'histoire n'est pas tout à fait finie.
Surprise car l'auteur m'a donné envie d'aller me promener dans le village de Giverny, moi la fan inconditionnelle des impressionnistes. Il a su construire une ambiance très particulière de ce coin de paradis aux allures de musée à ciel ouvert. L'atmosphère est prenante.

Le village de campagne qu'était Giverny au temps de Monet est devenu une carte postale pour touriste figée dans le temps. Ce cadre illusoire sert de toile de fond pour un drame. Cadre, toile,  il ne faut pas oublier les tableaux et l’impressionnisme, le roman repose sur une sombre histoire autour d'un tableau, les Nymphéas Noirs ! 
Un meurtre, trois femmes, trois histoires qui se croisent et s'entre-mêlent. Trois âmes de Giverny, trois âges, trois visions d'un paysage cent fois peint. 
Ajoutez encore un inspecteur sexy, pas insensible au charme de Stéphanie, l'une des femmes autour desquelles l'histoire est centrée, et son adjoint un peu loufoque mais un faire-valoir indispensable, et vous obtenez une enquête palpitante, beaucoup de rebondissements et le twist de la fin est toujours surprenant chez Bussi ! Une manipulation réussi, le lecteur ne voit rien venir !

L'écriture de Bussi est efficace, facile à lire, même si il ne faut pas sauter une ligne pour ne manquer aucun détail !

Que dire de plus sur ce livre. Son premier roman est l'un des préférés des lecteurs. Parfait pour commencer la bibliographie de Bussi et attendre chaque roman avec impatience.

Enjoy :)

lundi 24 juillet 2017

Chronique BD/Manga n°03 : Alderamin on the sky, tome 1 de Bokuto Uno et Taiki Kawakami


Salut la Compagnie !
Je tiens à remercier Livraddict et les editions Ototo pour ce partenariat. Allons nous détendre avec ce manga très intéressant.

Quelques données sur le livre :
Titre : Alderamin on the sky, tome 1 
Auteur : Bokuto Uno et Taiki Kawakami
Année de parution originale : juin 2017
Editions : Ototo
Prix : 7€99
Nombre de pages :  160p.

Le résumé :
Alors que l’empire de Katjvarna est en guerre, un jeune homme s’apprête à passer l’examen d’officier à contrecœur. Son nom est Ikta Solork et sa réputation de flemmard n’est plus à faire, mais un marché avec son amie Yatorishino Igsem le pousse à se prêter au jeu. En échange de son aide, Yatori lui trouvera un poste à la bibliothèque impériale. Mais contre toute attente, cet examen ébranlera la roue de son destin ! Ainsi débute la légende de l'invincible général oisif !


Mon avis :
Ce manga nous plonge directement dans un univers en conflit. Les deux amis que nous suivons tout au long du récit intègrent l'académie militaire et s'apprêtent à passer l'examen d'officier. Mais le destin va en décider autrement. 

L'ensemble des personnages est très attachant. Chacun a sa propre personnalité et ses particularités (origines, arme ou domaine de prédilection,...). Certains sont davantage développés, en particulier Ikta et Yatori, alors que les autres sont plus en retrait. 

Ikta est l'archétype de l'anti-héros, embarqué malgré lui dans une histoire ennuyante à cause d'une promesse faite à une amie. Intelligent, mais désabusé et cynique, il est surtout très paresseux et un peu dragueur, ses ardeurs sont quelques peu réfrénées par Yatori, son amie de toujours. Cette dernière est pétillante. Elle est aussi compétitive et non sans raison. Issue d'une famille réputée pour ses compétences à l'épée, elle porte les aspirations de ses proches et doit être la meilleure. Elle s'oppose à Torway. Venant d'une grande famille aussi, il se démarque par son aptitude au fusil. S'ajoutent Matthew et Haroma, deux aspirants soldat et soignante, mais aussi Chamille, une petite princesse mystérieuse. 

Le lecteur débarque au milieu de la guerre qui influe sur les vies de chacun. On se sent un peu perdu car le contexte n'est pas explicitement décrit et on ne peut que suivre les personnages pour tenter de comprendre un peu plus ce qui s'y passe.
Et c'est ce qui nous rend curieux pour cette histoire. On est happé par ce récit au rythme soutenu. Le lecteur ne s'ennuie jamais. 

 Si l'on peut croire que ce manga se résume à une simple guerre entre deux pays imaginaires, il n'en est rien. Une touche magique est ajoutée avec ces petites créatures toutes mignonnes qui accompagnent nos héros en toute occasion. Une histoire parallèle occupe d'ailleurs quelques pages et dévoilent quelques petites choses sur le contexte « mystique ».

Le dessin en lui-même est très vivant. Les premières pages sont d'ailleurs en couleur. Le tout est saupoudré d'humour et de moments qui nous font sourire sans modération, malgré le caractère grave de ce qui se trame autour d'eux.

En résumé, ce premier tome est très agréable à lire et accrocheur ! Je le recommande avec plaisir ! Son histoire et ses personnages le rendent addictifs dès le début. C'est donc un joli 18/20 qu'il reçoit de ma part. :)
Le deuxième tome est déjà sorti en librairie, et c'est avec un plaisir non dissimulé qu'il rejoindra bientôt ma bibliothèque !

Enjoy :)

mardi 18 juillet 2017

Critique Livre n°62 : Paris au siècle des Lumières d'Arlette Farge

Salut la Compagnie !
Ceux qui me connaissent le savent bien, je suis passionnée d'histoire et j'adore Paris, la ville où je réside. Alors quand Babelio organise une opération masse critique et que ce livre est proposé, j'avoue que ma curiosité a été piquée ! C'est parti pour un moment de découverte au travers du livre Paris au siècle des Lumières d'Arlette Farge. Merci à Babelio et les éditions Le Robert pour ce partenariat.

Quelques données sur le livre :
Titre : Paris au siècle des Lumières
Auteur : Arlette Farge
Année de parution originale : Avril 2017
Editions : Le Robert
Prix : 12,90 €
Nombre de pages :  192 p.

Le résumé :
Comment vivaient les Parisiens au XVIIIe siècle ? Comment se logeaient-ils, s'habillaient-ils, se nourrissaient-ils, se divertissaient-ils, loin des fastes de la vie de cour ? Et quel français, au juste, parlaient-ils ? Grâce à cette nouvelle façon d'écrire l'histoire, dans un style baigné des odeurs, des bruits et des couleurs de la vie populaire de l'époque, Arlette Farge nous transporte dans un Paris méconnu. Ici, une lavandière des bords de Seine frappe son linge avec un battoir, là un cabaretier propose une chopine de vin pour trois sols. Nous projetant dans notre réalité d'aujourd'hui, l'auteur décrit les lieux de sociabilité nés sur le pavé du XVIIIe siècle : les cafés, les restaurants, et raconte les émotions et les concepts qui ont façonné notre monde moderne : l'intimité, la séduction, l'opinion... Ce livre est une plongée vertigineuse dans le dédale des rues de la capitale, ses lieux de vie bruyants, encombrés et envahis par les animaux, entrecoupés de majestueuses promenades : le Palais-Royal, les Tuileries, les Champs-Élysées, où se croisent alors toutes les classes sociales. C'est un envers du décor, qui nous livre une vision intime et humaine du XVIIIe siècle, à l'ombre des Lumières.

Mon avis :
Les bâtiments racontent souvent l'Histoire avec un grand H, mais ils ne racontent pas toujours les mœurs des personnes qui ont vécus dans leurs murs.
J'étais donc très curieuse à propos de ce livre. J'ai découvert un livre très intéressant à parcourir !
Arlette Farge a réussi à nous faire sentir la vie, les relations et les us et coutumes des gens du XVIIIème siècle.
Le livre en lui même est très beau et attire l'œil. Les illustrations ... illustrent très bien les propos. La mise en couleur des titres et de certains passages est superbe.
Ce livre est très instructif. Chaque aspect (la ville de Paris, quotidien des parisiens, vie en société, le parler de l'époque) est minutieusement documenté, ce qui est souvent le cas quand une historienne reconnue s'attaque à un sujet. Les procès verbaux sont une source très intéressante à laquelle je n'aurais pas pensé pour de plonger dans ce siècle charnière de l'histoire française. Les riches comme les pauvres sont passés au crible et leurs petites manies sont décryptées.
En revanche, j'aurais aimé que les sujets soient davantage développés. On survole pour la plupart. Les paragraphes sont courts. de même j'aurai apprécié quelques phrases représentatives du parler patois d'alors.

En résumé, c'est un livre très sympathique et agréable à lire. C'est une très bonne entrée en matière pour tous les petits curieux du siècle des Lumières ! Il récolte la note de 17/20.

Enjoy :)

jeudi 6 avril 2017

Critique Livre n°61 : Mémé dans les orties d'Aurélie Valognes


Salut la Compagnie !
Ayant pu rencontrer l'auteur, je me suis plongée dans son premier roman auparavant. Une histoire d'un papi, de mamies en tout genre et de plein d'autres personnages à deux ou quatre pattes. C'est parti pour Mémé dans les orties d'Aurélie Valognes.

Quelques données sur le livre :
Titre : Mémé dans les orties
Auteur : Aurélie Valognes
Année de parution originale : 2015
Editions : Michel Lafon
Prix : 16,95€
Nombre de pages :  280 p.

Le résumé :
Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie ... jusqu'au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 92 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.

Mon avis :
L'auteur découvre le fait d'écrire et raconte ses personnages plus qu'une histoire. Le livre met un peu de temps à démarrer, mais, comme une locomotive à vapeur, le récit décolle bientôt et les aventures de Ferdinand s'enchaîne très rapidement.

Ce dernier a connu une vie qu'on ne pourrait pas qualifier de tranquille et joyeuse. Quand la prunelle de sa vie, sa chienne Daisy, meurt, il décide d'en finir, mais le bus a décidé de l'épargner. Après ce petit coup de déprime, il va se reprendre et la vie du 8 rue Bonaparte va changer. Sous ses défauts apparents, on découvre un vieux monsieur un peu seul qui a choisit l'honnêteté en toutes circonstances même quand la vérité n'est pas bonne à dire. Des rencontres vont le faire sortir de sa coquille et égayer notre lecture. D'une petite fille à une mamie hyper connectée, en passant par un petit chiot, Ferdinand va-t-il retrouver le gout de la vie grâce à eux ?

L'écriture est légère, avec une touche d'humour et surtout elle est très facile à lire. L'histoire est parfois en retrait au profit des personnages. Ils sont pensés dans les moindres détails, le récit est parfois un peu trop farfelu pour coller à ces protagonistes haut en couleur. Si l'on atteint pas la grande littérature, ce livre est très plaisant.
Le printemps revient, et, avec l'été, ce sont les bonnes périodes pour lire ce livre. Je le recommande pour ceux qui veulent un peu de soleil et de bonne humeur en refermant un livre. C'est un 16/20 de mon côté.